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BAT 27 - Les autels chrétiens du Sud de la Gaule (Ve-XIIe siècles)

Y. Narasawa

Bibliothèque de l’Antiquité tardive, 27
2015, 604 p.
ISBN : 978-2-503-55347-4

L’autel chrétien, symbole du Christ, centre de l’acte rituel, est également un objet archéologique. Un autel ancien parvient rarement dans son intégralité. Cependant, en étudier un simple fragment permet d’établir des renseignements relatifs à l’aspect historique du site, à l’aspect liturgique et artistique.

La Gaule méridionale est privilégiée par la quantité d’autels anciens conservés. Certaines difficultés particulières — la rareté de la conservation du contexte originel et le conservatisme de la typologie — causent un inévitable flou sur les datations de la majeure partie des restes. Pour affronter les obstacles, cette étude dresse d’abord une documentation aussi exhaustive que possible, ce qui consiste à inventorier chaque exemple avec des photos, des dessins, à analyser et classer les formes et les décors, à éclaircir sa provenance, son histoire.

Les documents recueillis sont suffisamment satisfaisants pour apporter une vue d’ensemble. L’inventaire compte 454 objets sur onze départements du Sud de la France. C’est-à-dire six départements de Provence (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse), deux de la Basse Vallée du Rhône (Ardèche, Drôme) et trois du Languedoc méditerranéen (Gard, Hérault, Aude). Englober deux régions, la Provence et le Languedoc méditerranéen, revient à se donner un cadre géographique cohérent.

Dans l’étude synthétique, on commence par l’analyse de quatre groupes d’autels de tradition paléochrétienne, chacun s’avérant fortement caractérisé par la morphologie et le décor. Est abordée ensuite l’étude typologique de l’ensemble du corpus, afin de dégager d’éventuelles tendances chronologiques et géographiques. Le dernier chapitre est consacré au problème du réemploi, point particulièrement intéressant pour ce type de mobilier, qu’il s’agisse de la réutilisation de matériaux ou de blocs antiques, de la réutilisation d’un autel dans un autre autel ou dans une nouvelle église. Ce mobilier liturgique s’inscrit ainsi dans une histoire longue.

La chronologie de l’étude s’étend de la date la plus ancienne de conservation (Ve s.) jusqu’à la fin de l’époque romane, date à laquelle l’aspect de l’autel a connu un vrai changement avec l’apparition des retables. L’enquête sur cette « longue durée » était donc incontournable pour compléter le témoignage fort lacunaire des formes les plus anciennes de cet objet liturgique, et elle permet de mettre en relief leur spécificité par rapport à celle des époques qui suivent.


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